01 septembre 2006

Furious caribbean wars

La critique est un art. Hélas, sa muse n'aime pas l'obscurité des couloirs labyrinthiques, lui préférant de très loin les paysages boisés où Enfer et Paradis se rencontrent sous le bleu des étoiles… Mais je m'égare (et pas seulement de Montparnasse) ; donc, je n'ai jamais été très doué pour traduire mes impressions par des mots. C'est pourtant ce que je vais tenter de faire dans ce petit message sans prétention, à propos de trois œuvres bien différentes que j'ai découvertes relativement récemment.

On commence avec Furious angels, de Rob Dougan, album sorti en 2003 et rendu brutalement célèbre par le film Matrix, et le mythique « Clubbed to death ». C'est d'ailleurs grâce au succès du film que l'album est sorti, une raison supplémentaire d'aimer le chef-d'œuvre des frères Wachowski.

Mais je m'égare, et pas seulement de Lyon. Cet album est lui aussi un chef d'œuvre. Il est difficile de le cataloguer, tant il marie les extrêmes. C'est une sorte d'hybride entre musiques classique et électronique, mais le terme « hybride » est trompeur, car à l'écoute de morceaux comme I'm not driving anymore ou l'éponyme Furious angels (et bien sûr, Clubbed to death…), on en vient à trouver le mariage des genres tellement naturel qu'ils paraissent, au fond, aussi indissociables que les touches blanches et noires d'un piano. Comme si, finalement, classique et électronique avaient jusque-là été orphelins l'un de l'autre…

Le terme qui résume le mieux cet album, c'est : « hypnotique ». Sur beaucoup de morceaux, le même passage, qui se résume parfois à quelques notes, est répété sans relâche, mais le tour de force est que ce n'est lassant à « absolument » aucun moment. Au contraire, chacun de ces moments – et chacun à sa manière – est extrêmement prenant, envoûtant… Tout l'album est fait de changements de rythme frôlant la perfection : séquences de piano hypnotiques (Clubbed to death, toujours lui), martèlements incessants des percussions, puis l'on passe aux grandes envolées classiques (l'auteur a beaucoup été influencé, semble-t-il, par Mozart ou Chopin) et lyriques, ou à un solo instrumental à vous retourner l'âme… Inutile de préciser que les transitions sont parfaitement réglées. D'ailleurs, rien que les premières notes des intros scotchent déjà l'oreille.

Passons à la voix. Elle surprend au début, très rauque, presque gothique, mais au final très agréable. Elle possède une intensité indéniable, qui prend aux tripes et rivalise avec les instrumentales. Furious angels, Let me for dead, ou encore There's only me n'en sont que quelques exemples, la dernière étant d'une émotion rare.

Le ton général de l'album – tout comme les paroles – est mélancolique, sans être triste. À écouter quelle que soit son humeur.

Vous l'aurez compris, je vous recommande vivement Furious angels. :-)

[Sort un calepin et raye quelque chose d'un coup de crayon en murmurant « Bon, ça c'est fait ».]

On passe d'une œuvre musicale a une cinématographique, et on enchaîne avec Pirates des Caraïbes II. Rien à voir, donc. Je serais un peu plus bref, et ce pour une très bonne raison : je pense que ce film ne pourra être jugé qu'après visionnage du troisième et dernier opus des aventures de Jack… pardon, du Capitaine Jack Sparrow. En effet, pour moi, on n'a affaire avec ce Secret du coffre maudit, qu'à une moitié de film. Dès lors, difficile de s'en faire une opinion ! Tout juste puis-je dire que, dans cette optique, le film me paraît bon, dans le sens où il ne gâche rien et permet d'espérer un troisième volet d'anthologie. On y retrouve les recettes du premier : humour omniprésent, duels (« triels » ?!) parfaitement chorégraphiés, personnages hauts en couleur, scènes cultes (même si l'apparition de Davy Jones ne vaut pas celle de Barbossa et de son équipage sous la lune), etc.

Un petit reproche, quand même : je n'ai pas compris le début. Où est Jack, qu'est-ce qu'il fiche là, ou plutôt pourquoi l'objet qu'il cherche est là ? Bref, si vous avez un éclairage sur ce point qui me laisse perplexe, je suis preneur. J'attends aussi de voir comment les scénaristes vont justifier la dernière scène, mais je suis relativement confiant.

Et enfin, abordons le domaine vidéoludique et terminons avec Guild wars. Ah ! crie la foule qui comprend enfin le titre. Chut, lui réponds-je, je parle. Un grand merci à Karo (à qui je souhaite un merveilleux anniversaire, by the way) et Robin pour m'avoir fait découvrir ce jeu, j'ai du mal à en décrocher, même si je m'y force par moments (il faut bien !). Bon, là ce sera encore plus court puisque je ne dispose d'aucun point de comparaison, n'ayant jamais vraiment essayé les jeux de rôles en ligne (désolé, j'ai horreur des anglicismes, alors quand je peux les éviter…). Mais je trouve le système sur lequel se base le jeu extrêmement bien pensé, incitant à la coopération pour un maximum d'efficacité. Bon, je renie un peu ce principe car j'ai tendance à jouer seul, jusqu'à maintenant. En effet, j'aime bien prendre mon temps pour tout explorer, être sûr de ne pas passer à côté de quelque chose. Hors, ce n'est pas la mentalité de la plupart des joueurs, qui ont tendance à foncer sur l'objectif.

Je mène donc en barque trois personnages, que je vous présenterai peut-être un peu plus en détail un jour : Jehan Lonewolf, guerrier-rôdeur de son état, Albireo Cygni, élémentaliste-envoûteur, et Jean VII, moine-nécromant.

Tiens, c'est déjà la fin du message. (La foule : Déjà, qu'il dit ?!) Alors, pour conclure, quelques paroles de circonstance :

Well i
Keep on waiting
For you to say
That your wait is over
And you've woken up in clover
Yeah
We're one and the same

Seems like
It's never ending
But good lights the way
Let's keep believing
That we're one
That we're one and the same
One and the same

Salvation, see it lights the way
Each time we see heaven
It slips away
So keep believing
Don't come undone
Keep on dreaming
Our day will come

We're one and the same
Two birds adrift on the wind
As life slips away
Let's keep believing
That we're one and the same
One and the same

Let's start living
Seize the day
Can't miss heaven
It's a step away
Let's keep persisting
Another day
Let's keep believing
Come what may

We're one and the same
Two hopeless dreamers
Wasting away
God has an order
We'll find a way
One and the same
One and the same


Rob Dougan, One and the Same.

2 commentaires:

Elaurys Nathiel a dit…

Une autre, une autre, une autre ! Fine et ciselée, drôle et rythmée... Si ça, ce n'est pas de la critique hors-pair, je rends l'écorce qui me sert de tablier au chêne le plus proche. J'étais déjà adepte de la force "original Jbeu", qui rend l'oeil vif et joyeux, mais que dire alors de la version trois en un ? J'en reste... "waaaaaooooh" ^_______^

Bonne éclate au pays des trèfles verts, ami aux mille facettes !

Andrea a dit…

L'île d'Emeraude ne peut être que le pays de l'éclate anyway et avec un peu de chance le propriétaire de ces lieux nous graciera d'une ultime mise à jour avant son départ nocturne !