12 septembre 2005

Montagnes

Sourde et familière angoisse. Comme un ballon qui gonfle, qui gonfle, dans un cœur trop petit. Celui-là lui fait mal. Celui-ci bloque son envol. L'impassible frisson lors que le regard s'élève, haut, si haut. Un torrent contenu d'espoirs, de doutes, de peurs, qui ne peut s'épancher. Le vent des voix qui tourbillonne et gronde, sans que nul ne l'entende. Au loin sont les montagnes, autour est le désert, au milieu, l'homme. Immenses. Vide. Seul. Lointaines. Aride. Sans eau.

2 commentaires:

Andrea a dit…

Ce qui est beau ne peut être que difficile.

Toi seul vaincra le dragon, il est des campagnes que l'on ne peut mener qu'en solitaire car à la croisée des chemins seuls nos pieds nous guiderons

Albireo a dit…

« Ce qui est beau ne peut être que difficile » : c'est vrai, et je le sais trop bien. Mais c'est aussi une formidable source de volonté et de détermination.

À la croisée des chemins seuls nos pieds nous guiderons…

« Va voir les quatre coins du Monde,
Tu reviendras un jour puisque la Terre est ronde,
Mais tu auras des trésors merveilleux,
Dans le cœur et dans les yeux… »