24 septembre 2007

Carrefour

Au fur et à mesure que les jours s’égrènent, je prends petit à petit conscience que je suis à la croisée des chemins. Cette année est en effet ma dernière, et il y a de fortes chances pour que j’entre dans le monde du travail à l’issue de mon stage qui se tiendra entre avril et septembre. Il est ainsi fort possible que la boîte au sein de laquelle je passerai ces quelques mois m’embauche à la sortie. C’est le cas pour environ 50 % des étudiants, les 50 % qui restent trouvant un job dans les six mois qui suivent.

C’est vers ce stage que mes pensées sont tournées en ce moment… Je sais ce que j’aimerais faire et vers quel type d’entreprises il faudrait que je me tourne. Mais où aller, géographiquement parlant ? Je suis sûr d’atterrir quelque part puisque la faculté aura de toutes façons moult propositions, mais cela n’empêche pas qu’on puisse chercher par soi-même. Quoi qu’il en soit, c’est le fait que, peut-être, ce choix déterminera ma vie future qui me rend si songeur.

Je ne sais pas où en est ma vie. J’ai beaucoup d’attaches ici, à Nantes, et je sais quelle déchirure c’est que de quitter ceux à qui l’on tient. Mais j’aimerais en même temps découvrir autre chose, sans être sûr de savoir quoi, sans même être sûr qu’il s’agisse vraiment de ce que je veux. Je songe à l’étranger, si jamais j’en ai la possibilité. Paris est une option, mais pas la seule non plus…

Je sais à peu près ce que je veux pour ma vie professionnelle, mais absolument pas ce que je veux pour le reste… Je ne sais pas où en est ma vie, et je ne sais vraiment pas si la réponse tombera dans les mois qui viennent, il y a tant de sujets qui me tourmentent, et tant d’interrogations autour…

Le plus dur est peut-être de n’avoir personne vers qui me tourner pour en parler…

8 commentaires:

Andrea a dit…

Poiur le stage, il peut avoir deux manières de procéder parmi d'autres:

1)Regarder dans le domaine qui te passionne
2)Regarder les secteurs qui embauchent

Peut_être que les deux se croisent d'ailleurs.

L'informatique recrutant pas mal, tu pourras bénéficier d'une grande mobilité dans les postes et les lieux d'affectation.

Pour le reste même si je peux avoir des opionions, ce n'est pas à moi d'en juger.

Andrea a dit…

Poiur le stage, il peut avoir deux manières de procéder parmi d'autres:

1)Regarder dans le domaine qui te passionne
2)Regarder les secteurs qui embauchent

Peut_être que les deux se croisent d'ailleurs.

L'informatique recrutant pas mal, tu pourras bénéficier d'une grande mobilité dans les postes et les lieux d'affectation.

Pour le reste même si je peux avoir des opionions, ce n'est pas à moi d'en juger.

Elaurys Nathiel a dit…

Lorsque je me trouvais désorientée par avance des choix qu'il me fallait faire, j'ai toujours suivi l'inclinaison que j'avais la plus naturelle à l'instant du choix, en espérant qu'elle se révélerait me correspondre sur le long terme (je précise que jusque là, la réponse est "Oui" !). Quitte à changer de ville à force d'incliner davantage pour tel ou tel domaine, quand je m'estime pourtant être quelqu'un de très dépendant, affectivement parlant.

En matière de géographie, changer et demeurer ont également du bon. Je pense que ce qui fait la différence entre habiter telle ou telle résidence est l'état d'esprit qui nous habite, en fait.

Pour ma part, cela fait bien trois années que ma part de choix est limitée sur le plan géographique par les voies impénétrables de l'administration. Je me trouve donc déchargée de la plus grosse part de réflexion, n'est-ce pas, et me garde bien de réfléchir plus avant (changer de département, de région - m'éloigner ou me rapprocher... Où faire ma vie ?). Bref, ça me va bien parce que, pour l'instant, je trouve difficile de quitter ou de m'éloigner davantage de la maison de famille (ce qui fait que je comprends, à mon niveau, ta problématique).

Pour conclure sur une note plus joyeuse, comme j'ai une M'man qui m'a toujours rappelé qu'autrefois "on n'avait pas tout ça pour communiquer et voyager", j'ai appris à m'en remettre (un peu, voire un peu trop, en fait ^^) aux moyens de transport et de communication modernes. En somme, la responsabilité du choix t'incombe, les retombées du choix ne seront pas forcément aussi éprouvantes qu'il y paraît maintenant.

Jean a dit…

Merci pour vos réponses.

Connie, c'est peut-être ce que je veux faire... Chercher d'abord ce qui m'intéresse, puisque c'est le seul facteur que je maîtrise.

Ry, j'espère que tu as raison. :) Merci de cet éclairage, partager l'expérience de quelqu'un qui est déjà passé par là aide beaucoup.

spica.achernar a dit…

Ce que je vais dire va concerner surtout la question géographique ("Où aller ?") et pas la question plus vaste ("Où en est ma vie ?") que tu soulèves, mais peut-être cela sera-t-il un peu utile quand même. J'ai eu un chouette prof, il y a quelques années. Monsieur Cartier. En évoquant son début de carrière, ses premières affectations dans des régions a priori peu joyeuses, il a souligné quelque chose qui est sans doute fort limité, mais pas totalement faux quand même : il n'y a pas de mauvais lot. Le bonheur n'est pas conditionné par le fait de tomber au "bon endroit", ni par le fait de savoir où il se trouve. Se demander quel est le bon choix présuppose qu'il y a un bon choix, une option unique qui serait la seule à pouvoir te donner vraiment satisfaction ; en réalité, que tu obtiennes satisfaction ou non dépendra bien plus de ce que tu feras de ton lot que de la nature même de ce lot. C'est partiel, ça appellerait pas mal de nuances, mais je crois que ça sonne quand même un peu juste.
Bon, quant à savoir si ça peut vraiment t'aider, ça on verra... ^^

Jean a dit…

En en sens, c'est aussi ce que je me dis. J'ai déjà une petite expérience de ce genre de changements, et je sais que l'être humain possède une faculté d'adaptation absolument merveilleuse.

Reste que ce n'est pas tant ce que je vais perdre que ce que je vais risquer de perdre qui me laisse pensif...

Merci pour ce commentaire, en tout cas !

Salla a dit…

Salut Jehan, je debarque de RV1,

Juste pour te dire que j'ai été confronté au même choix recement (de plus je travaille aussi dans le même domaine informatique); et j'ai finalement quitté Paris pour Grenoble. Ce qui m'a aidé a sauter le pas, c'est surtout le fait que mon choix ne sera pas definitif, car il est peu probable que dans 5 ans tu sois toujours dans la même boite.
A cela s'ajoute l'avantage des moeyns de communications et transports comme dit plus haut (je suis finalement qu'a trois heures de Paris) et je revoie regulierement mes anciens amis, tout en ayant l'occasion de m'en faire de nouveaux.

En fait je pense qu'il s'agit plutot d'une chance que de pouvoir partir ailleurs, car on ne perd pas grand chose tout en en gagnant pas mal.

@+

Salla

Jean a dit…

Merci à toi, repasse quand tu veux. ; ) (Bon, il faudrait que je le mette à jour aussi, ce blog...)

Je commence à me dire que je m'en fais peut-être pour pas grand chose... Certes le choix du stage déterminera sans doute mon avenir proche, mais le moyen terme est probablement assez flou, en effet...

Je continue à réfléchir, merci encore à tous pour vos commentaires.