03 février 2007

Parlons cuisine…

Ce n’est pas parce que c’est « cliché » que ce n’est pas vrai. Ainsi, avec la connexion Internet (encore que depuis la rentrée je n’ai globalement pas à me plaindre), la cuisine est ce qu’il y a de pire en Irlande.

Comprenons-nous : je ne meurs pas de faim, loin de là. On mange très correctement au restaurant, Connie peut en témoigner. Dans les supermarchés, on trouve de la viande, des pâtes, du riz comme partout ailleurs. Mais sorti des aliments de base nécessaire à la simple survie, l’horizon se réduit drastiquement.

Moi qui me suis vu offrir un livre de cuisine pour Noël, je n’ai guère l’occasion de m’en servir tant les ingrédients sont introuvables. Alors chaque semaine, c’est la même rengaine : pâtes, riz, poulet, etc. Difficile de varier. Trouver de la crème fraîche relève du parcours du combattant. En fromage, sorti du cheddar (qui la plupart du temps n’a pas de goût), c’est le néant. Enfin si, si vous allez dans un hypermarché, mais alors c’est deux à trois fois plus cher. Même chose pour des trucs aussi simples que des lardons, steaks hachés, etc., difficilement voire pas du tout trouvables. Quant au rayon fruits et légumes, même s’il a le mérite d’exister, il fait bien triste mine.

Il n’y a guère que la bière qui vaille le coup en Irlande, mais ça ne se mange pas (quoique, la Guinness…). Bref, la cuisine, c’est pas ça, sauf si vous tombez sur un couple dont le mari cuisine divinement, comme ce fut le cas il n’y a pas longtemps… Sauf que le dit-mari n’est pas irlandais d’origine. ^^

Et à la fac ? Un truc qui m’avait surpris lors de mon arrivée, c’était le nombre d’étudiants obèses qu’on pouvait croiser dans les couloirs de DkIT. Par la force de l’habitude ça ne me choque plus du tout, au point que si je n’avais pas le souvenir de cette première impression je pourrais croire qu’il n’y a aucune différence avec la France, mais le fait est qu’il y en a une. Les produits en vitrine dans les distributeurs qui parsèment les couloirs l’expliquent peut-être en partie… Chips, barres de chocolat, ou boissons (très) sucrées, au choix. Quant à la cantine, j’ai essayé, une fois. Le soir venu je sentais encore mon estomac lutter pour digérer le déjeuner. ^^ Je n’ai peut-être pas eu de chance, mais ça ne m’a pas donné envie de retenter l’expérience. Les sandwichs ne valent guère mieux, le pain n’a de pain que le nom, et si vous êtes allergique aux oignons, ils en mettent partout.

En conclusion, la cuisine n’est pas ce que je vais regretter lorsque je rentrerai en France. ^^

27 janvier 2007

Parlons boulot…

Les précédents messages étaient axés sur la découverte du pays, vérifiant le cliché « Erasmus = glande ». Cliché que je vais maintenant m’efforcer de faire voler en éclats.

Le premier semestre s’est en effet révélé incroyablement exigeant en termes de boulot. À Nantes, les contrôles continus sont toujours des devoirs sur table et ont lieu après la Toussaint, et les examens en janvier. La fin du semestre témoigne souvent d’un rush général pour boucler les différents projets. Ce qui nous donne trois gros pics de boulot, et c’est marre.

À Dundalk, point. Tout d’abord, les continuous assessments prennent rarement la forme de devoirs sur table. Soit il s’agit d’essays, soit de projets. Il y a deux « pics », un avant la Toussaint (ou après si on arrive à obtenir un délai…), un début décembre, puis les examens avant Noël. C’est beaucoup plus dense, et donc beaucoup plus épuisant ! Si l’anglais n’est pas un réel handicap, il oblige malgré tout à prendre plus de temps qu’en français. Bref, de longues veillées aux chandelles du portable ont souvent été nécessaires pour remettre un devoir dans les temps.

Mais l’énorme avantage de ce système, c’est que début décembre, tout était quasiment fini. On avait donc une semaine complète de révisions avant les épreuves finales, et ça fait un bien fou. On a autant de temps pour réviser qu’en France (parce qu’on ne me fera pas croire qu’on peut trouver la motivation pour bosser entre le 25 et le 31 décembre), sans pourrir les vacances de Noël. Le pied.

Et les examens, dans tout ça ? J’avais sept matières, une de plus que la normale (ça explique peut-être en partie la masse de travail). Parmi elles, deux n’étaient pas aux examens. L’anglais, d’abord, où l’on était notés sur une présentation orale et un devoir écrit. J’avais obtenu 70 %, de quoi me mettre en confiance. Le projet, ensuite. Il court sur l’année, et le premier semestre était réservé à la partie recherche, conclue par une présentation à laquelle j’ai également obtenu 70 %.

Les cinq restantes étaient : Software Engineering, Software Process Management, WAN Technologies, Distributed Programming, et Artificial Intelligence.

J’avais le sentiment de m’en être raisonnablement sorti sur les deux premières. Rien d’extraordinaire, mais suffisamment pour assurer la moyenne (40 %). J’avais cependant un petit doute, un peu plus fort en ce qui concernait le Software Engineering.

Les deux suivantes tombaient le même jour. Étant beaucoup plus faible en WAN qu’en DB, j’avais décidé de blinder la première en y consacrant la majeure partie de mes révisions, malgré l’ampleur de la tâche. Résultat, je m’en suis plutôt bien tiré ! Le contre-coup, c’est que j’ai malheureusement éprouvé beaucoup de mal en DB, où je me suis contenté de limiter la casse.

L’examen d’Artificial Intelligence tombait le premier jour, mais je n’ai ressenti aucun problème avec, c’était ma matière préférée. Bilan, deux certitudes, et deux-trois incertitudes.

Les résultats sont tombés cette semaine, et j’ai eu le plaisir de découvrir que j’avais tout passé. 41 % en DB (ce fut juste !), 52 % en SE et 58 % en SPM, 53 % en WAN, et 77 % en AI !

Il s’agit là des moyennes, j’ignore combien j’ai eu exactement aux examens, même si je peux extrapoler. Bref, c’est à la fois un soulagement, et une satisfaction que le boulot fourni n’ait pas servi à rien.

12 janvier 2007

Belfast

Le dimanche, visite de Belfast avec un timing serré en perspective. En effet, Connie devant prendre l'avion à Dublin dans la soirée, il était convenu de ne pas traîner trop longtemps dans l'autre capitale de l'Irlande.

Très bon petit déjeuner, typiquement anglais, avec une très jolie vue en prime. Puis prise de la voiture pour se rendre dans le centre de Belfast, avec quelques arrêts dans le quartier des murals, pour la plupart à la gloire de la lutte anti-britannique, mais pas seulement. En témoigne une série de peintures le long d'un mur, évoquant tout aussi bien l'IRA que la Palestine ou l'Irak.

La place de parking est facilement trouvée. Il n'y a pas grand chose dans les rues, le dimanche matin. Rien n'ouvre avant 12 h 30, quand ça ouvre. Ce fut l'occasion de flâner un peu et de mitrailler à tout va.



Vers midi, direction le Virgin du coin et sortie après quelques emplettes. Puis direction les Arcades, une série de petites boutiques sympathiques qui furent l'occasion d'alléger un peu plus le porte-monnaie. Fin de séjour dans un pub, avant de reprendre la voiture et de rentrer, non sans frayeur en raison du niveau d'essence.

Restent le souvenir de quelques jours fort agréables, et la hâte de remettre le couvert bientôt !